Quelques pages de nos ouvrages vous sont proposées, à feuilleter selon votre bon plaisir…

ANIMA - ANIMUS                                       

    Auteur: René Bommelaere

Parler des images (le monde de la psychologie) se réfère à un certain niveau aux images archétypiques.

C'est-à-dire à tout ce qui a essayé d'exprimer la perception des archétypes.

Parmi celles-ci, nous pouvons reconnaître ce qui nous anime profondément: L'ANIMA ET L'ANIMUS.

Que nous soyons hommes ou femmes, nous recherchons tous consciemment et inconsciemment un être idéal avec qui nous puissions nous unir.

Nous sommes tous animés par deux archétypes apparemment opposés, l'Anima et l'Animus.

Ne les ressentant que peu, ne les exprimant qu'imparfaitement, nous avons donc beaucoup plus facilement tendance à projeter ou l'un ou l'autre ou les deux combinés, vers l'extérieur de nous-mêmes ( l'autre, les autres, les événements, un support quelconque...).

Notre imaginaire est le véhicule de ces projections. Ainsi, nous allons voir ensemble comment nous pouvons attribuer à l'autre, les qualités, facultés, de notre Anima et de notre Animus.


INTRODUCTION

Que nous soyons hommes ou femmes, nous recherchons tous consciemment et inconsciemment un être idéal avec qui nous puissions nous unir.

Nous sommes tous animés par deux archétypes apparemment opposés, l’Anima et l’Animus. Ne les ressentant que peu, ne les exprimant qu’imparfaitement, nous avons donc beaucoup plus facilement tendance à projeter ou l’un ou l’autre ou les deux combinés, vers l’extérieur de nous-mêmes ( l’autre, les autres, les événements, un support quelconque...).

Notre imaginaire est le véhicule de ces projections. Ainsi, nous allons voir ensemble comment nous pouvons attribuer à l’autre, les qualités, facultés, de notre Anima et de notre Animus.

ANIMA - ANIMUS- L’IMAGINAIRE

Les preux chevaliers revêtus de leurs scintillantes cuirasses sous le soleil d’été ou pourfendant les brumes matinales de l’hiver, nous ont tous et toutes accompagnés dans nos rêveries ou exaltations...

Point n’est besoin de vous les décrire davantage ni d’adopter de par trop le langage moyenâgeux ou celui des troubadours pour que vous soyez plongés dans votre imaginaire.

Vous les voyez avec force détails ces chevaliers d’antan. Et si, maintenant, je vous ouvre la porte secrète et ancestrale des temples et vous montre leurs vestales, vous les découvrez aisément et chacun, chacune, avec un état d’être particulier...

Des jeunes filles aux tuniques drapées et immaculées, les bras cerclés de bracelets d’or, qui vont et viennent dans les sanctuaires à demi éclairés. Les luminaires allumés par leurs mains virginales, les coupelles d’or emplies d’encens par leurs soins sacrés...

Je pourrais vous en parler durant des heures et vous mêmes pourriez d’ailleurs agrémenter tout autant mes paroles en vous laissant aller à votre imaginaire. Chevaliers, fées, mages, sorcières,


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sirènes, vestales, gnomes, elfes, ondines, tritons et tant d’autres personnages ayant existé ou purement fictifs suscitent toujours en nous autant de sensations, d’émotions...

Nous avons tous en nous, un puissant imaginaire personnel mais aussi collectif auxquels nous ne portons pas toujours attention. Cette faculté est ce qui nous porte à la créativité, à une forme de génie.

Généralement, nous avons tendance à brimer notre imaginaire ou alors, nous nous laissons submerger par celui-ci. L’utiliser Positivement dans un but concret, fructueux, nous est peu familier et pourtant cela pourrait être aisé, exaltant. D’ores et déjà avant d’aller plus loin, il serait bon de noter que l’homme a tendance à attribuer à la femme ( avec son imaginaire ); bon nombre d’images auxquelles, la dite femme peut s’avérer étrangère! De même, la femme avec son imaginaire, peut investir l’homme, d’images qui ne lui correspondent pas réellement !

Nous allons voir de quelles images il s’agit, ce à quoi dans les deux cas, cela peut mener et comment l’éviter.

L’imaginaire bien que pouvant être utilisé consciemment, est aussi et surtout très agissant en nous, de façon inconsciente.

Beaucoup d’entre nous affirment ne pas être imaginatifs, ont ils été par exemple, sensibles aux premières lignes évocatrices de cette thèse ? C’est à dire, ont ils eu spontanément des images ou ressentis à la lecture de ce qui se présentait à eux ? Si oui, comme tout humain, ils ont un imaginaire fertile et agissant.

Pour ce qui est de l’imaginaire collectif, celui-ci notons le, est peuplé d’images innombrables dont l’origine se perd dans la nuit des temps.

Ces images sont si anciennes et acceptées, qu’elles sont devenues universelles et renferment autant de symboles qu’il y a d’êtres pour les percevoir.


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Il ne s'agit pas de croire ou penser que tout ce que nous pouvons entendre ou percevoir se limite aux perceptions du quaternio; 1) par contre, celui-ci nous guide vers la figure archétypique du soi et l'image du mandala; ils peuvent nous amener des compréhensions qui vont au delà de l'expression rationnelle, infiniment limitée.

1) Le quaternio s'exprime entre autres avec les quatre formes de perceptions que nous pouvons utiliser : les sensations, l'intuition, les sentiments/relationnel, la pensée. Il se présente sous la forme d'un cercle qui nous rappelle à la figure du mandala.

Dans de nombreuses tribus, sous toutes les latitudes et dans tous les temps nous pouvons percevoir que nos ancêtres , dits primitif, dessinaient sur le sol à l'aide d'un bâton une figure géométrique.

Puis il s'installait dans celle ci. Elle pouvait représenter pour lui un espace magique de protection mais également un lieu de méditation.

À l'intérieur de cette espace il pouvait dessiner des symboles représentants des objets, des événements "les fruits de ses perceptions".

Dans ce milieu, assis, debout ou allongé, sur le plan symbolique et imaginaire, il était à l'intérieur de lui-même.

Nous définissons dans ce cercle quatre espaces à l'aide d'une croix nous pouvons donc y placer nos quatre fonctions cela nous dirige vers l'utilisation globale et simultanée de toutes nos possibilités de perceptions, cela nous fait entendre dans la symbolique de la ligne de mire que représente ce signe une visée plus précise de notre vécu.

La globalité exprimée n'est pas seulement l'addition des perceptions. Ce qui se vit alors propose la quintessence une perception d'ensemble exponentielle inter connecté à l'infini qui nous parle de conscience : conscience de nous-mêmes et de tout ce qui nous entoure

Le quaternio s'exprime dans de nombreuses formes de perceptions : les quatre saisons, les âges de la vie, les humeurs, l'ADN, l'atome ... (Cf. La corrélation symbolique, du même auteur)



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Les sirènes, loreleis, nixes, sont inquiétantes, étranges et sont liées à un tabou qui ne doit pas être transgressé. Ainsi en se pliant à leurs exigences l'homme peut les conquérir. 6

Les elfes, les femmes cygnes sont comme la brume qui plane au dessus de l'eau et qui en s'élevant se condense pour devenir des nuages - comme des cygnes en vol -. Les formes nébuleuses indiquent souvent le stade préliminaire de ce qui prendra plus tard des formes définies.

L'agressivité, combativité ou compétition

La Walkyrie nordique s'apparente à cette forme mythique avec pour fonction complémentaire d'octroyer la victoire ou la défaite, comme les Normes - déesses du destin qui réglaient l'ordre de l'univers et la vie des hommes. 7

Elles filent notre destinée et en coupent le fil. 8

Elles peuvent être comparées aux Parques ou aux Fées. 9

Elles sont aussi les servantes, la maîtresse, les épouses du héros. Elles donnent protection et assistance pendant les combats.

6) Ce type d’enseignement véhiculé dans la mythologie, puis les religions, les écrits, la transmission orale, les contes, les romans ...propose des autosuggestions qui programment l’être dans des comportements et attitudes inconscients - de types réflexes conditionnés -. Voir entre autres, la conquête page : 126

7) Par associations les concepts, les normes, ... sont constitués de jugements de valeur qui donnent des règles, des préceptes. Les normes s’impliquent souvent dans les manifestations surmoïques qui nous proposent des réussites et en fait nous dirigent, très souvent, vers des scénarios mortifères.

8) Nous pouvons les investir du pouvoir de décision pour et sur nous. Ce type d’enseignements... interprétation des temps les plus lointains se retrouve, véhiculé par les religions et les cultures, nous anime plus ou moins inconsciemment au présent.

9) Elles peuvent être extrêmement bonnes et omniscientes alors elles protègent ou soit capricieuses et à tout moment elles peuvent bouleverser l’existence d’un être.


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Les différentes manifestations de l'Anima indifférenciée ou non intégrée en conscience.

Ainsi la sensibilité excessive ou plutôt la sensiblerie inconsciente s'exprime dans les jeux de l'Anima -sensibilité à la projection de beauté fascinante- . L'image de l'Anima se projette plus généralement sur ces femmes qui correspondent très exactement à la féminité inconsciente de l'homme.

C'est pourquoi dans les rêves, fantasmes et images, ces femmes apparaissent sous les traits des créatures de ce genre. Elles représentent ainsi la féminité peu développée et demeurée primitive ou la fonction inférieure de l'homme.

Ceci se reporte à toutes formes de projections.

La séduction érotique est toujours présente, comme dans l'acte de se coiffer et dans l'utilisation du miroir.

En tant que miroir l'Anima reflète pour l'homme, ses pensées, ses souhaits, ses émotions; cette représentation intériorisée est projetée sur une femme réelle qui en devient le support plus ou moins conscient. Pour cette raison elle joue un rôle très important. Il peut grâce à elle connaître des motivations dont il n'était pas encore conscient.

Mais pourtant l'homme peut être amené à rester dans son inconscience, soit que la fonction de l'anima ne le conduise qu'à se renvoyer une image flatteuse ou à s'apitoyer sur son sort. L'Anima indifférenciée a un grand pouvoir sur l'homme; et la femme dans ses comportements féminins déploie une adresse étonnante dans ce domaine, ce qui la rend particulièrement apte à être le support d'une projection de l'Anima. Le miroir nous donne aussi l'image de l'ombre ou du double, il dévoile ce qui est caché ou secret.

Marie, autre projection de l'Anima est aussi appelée " pégé ": la source - eau de vie - aqua permanens - . Ses effets sont présents dans ce qui se manifeste à Lourdes, dans les cures thermales, la thalasso ...


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« Ces identifications se sont mises en place en réponses aux perceptions des influences et cela dès l'étincelle de vie. Comme nous le comprenons toute la relation de l'enfant, sa composante affective et émotionnelle, se modèle face aux relations inter-inconscientes et conscientes ». Le bout du fil d'Ariane, celui de l'écheveau - similaire au labyrinthe - se trouve là au présent, dans ce que l'être vit, dans ses réactions, ses comportements, ses choix ... Dans ce qu'il commence à observer et à comprendre.

Il peut décider de prendre le fil de sa vie en main ou en donner la responsabilité à l'autre: à tous les supports de sa féminité projetée.

L'Anima se présente aussi sous la figure destructrice d'un fauve.

EX.: L'ANTINEA du roman de Pierre Benoist L'ATLANTIDE - 1919 - Antinéa affirme être originaire de l'Atlantide et descendre de Neptune; elle est donc née de la mer comme Aphrodite et Morgane.

Elle a la beauté de Vénus, l'intelligence du serpent et la cruauté d'un animal féroce. 26 Ceux qu'elle envoûte perdent leurs qualités et leurs vertus masculines, ils finissent par trouver la mort. Dans la mesure où elle incarne la partie négative 27 de l'archétype féminin, Antinéa se venge sur l'homme - qui a exploité et malmené les femmes pendant des siècles - . 28

26) Cf. Le pouvoir des masques, Eni et ses jeux, Auteurs Evelyne Tapie - René Bommelaere. Qui hypnotise, qui endort l’être ? Un trop grand assujettissement à l'Anima indifférenciée entraîne toujours cette conséquence fatale que l'on peut comparer à la castration des prêtres de Cybèle.

27) Ici nous pouvons poser notre attention sur l’incidence des «petits pouvoirs enfantins» et la croyance qui en découle: que l’Autre puisse être responsable de ce que nous vivons. CF. Démasque le pouvoir des masques - Evelyne Tapie, René Bommelaere.

28) CF. La formation de l’imaginaire enfantin spécifique à l’espèce humaine s’entend dans l’histoire comparée des religions, celle des différentes cultures ... Chacun de nous peut s’y confronter ... et rétablir ses propres références. Au fait ! Qui exploite et malmène aujourd’hui dans votre vie


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Qu'est ce qui caractèrise la masculinité de l'Animus ?

Le Faust de Goethe, dans sa traduction de l'Evangile de Saint Jean, face à la phrase " au début était le verbe ", se propose " au début était la force", puis " au début était le sens ", il finit par écrire " au début était l'action".

Il semble que ces quatre termes qui reproduisent le LOGOS grec définissent, en fait, la quintessence de l'être masculin. En corrélation symbolique j'en préciserai l'évolution ainsi:

LA FORCE, LE VERBE, L'ACTION, LE SENS,

Mais je laisse EMMA JUNG nous préciser:

« On trouve là une progression dont chaque étape est présente dans la vie comme dans le développement de l'Animus: 1) la force, 2) l'action, 3) le Verbe, 4) le sens ... »

Elle remplace le mot force par - volonté -.; c'est là sa façon de nous représenter cette évolution.

Ces images sont projetées en tant qu'Animus non intégré sur un homme réel qui lui ressemble:

1) - Pour les femmes frustres, jeunes, ou pour la part qui est restée primitive en chacune d'elles ce sera, un homme doué de force et d'adresse physiques comme le héros légendaire ou les vedettes sportives actuelles.

1) - Pour celles qui nourrissent de plus « grandes exigences »,

il s'agit d'un homme qui accomplit des exploits, c'est à dire qui exerce sa force vers un but doté de valeur.

« les limites sont fluctuantes dit elle, car l'action et la force se conditionnent mutuellement »

3- 4) -Les hommes du verbe et du sens marquent essentiellement la direction spirituelle, car paroles et sens correspondent à des facultés de l'esprit.


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C'est à ce stade qu'elle trouvera l'Animus indifférencié, signifiant le guide spirituel et les dispositions intellectuelles de la femme sous un sens infiniment restreint.

C'est à ce niveau qu'il est le plus problématique pour elle.

Les stades de la force et de l'action sont aussi projetés dans la figure du héros et cette forme de masculinité intégrée harmonieusement à la nature féminine propose alors des femmes actives, énergiques, courageuses et résolues.

Si l'intégration se fait mal, le comportement masculin envahit et refoule la féminité, nous trouvons ainsi des viragos réactives, brusques et brutales: des " Xanthippe " - Prénom choisi de la femme de Socrate, connue pour son humeur acariâtre, hargneuse et querelleuse..

Nous percevons que le conflit est plus accru au niveau restreint du Logos de l'Animus non différencié – copie d’une forme d'intellectualité masculine --. Parfois, l'animus indifférencié s'exprime, en effet, par une plate imitation de l'homme ou par la forme d'un esprit de rivalité qui révèle des penchants à la mégalomanie.

Emma Jung nous dit:

« Ce ne sont ni l'orgueil, ni une agitation désordonnée qui nous pousse à vouloir imiter Dieu, c'est à dire l'homme, avec une présomption attentatoire. »33 « Ce n'est pas non plus la beauté du fruit de l'arbre de la connaissance qui nous séduit, comme elle séduisit jadis Eve , et pas plus le serpent qui nous incite à le savourer. 34

33) Une présomption erronée qui attente à ...

34) Bien que ... ! CF. l’hypothèse proposée dans: Oedipe mon frère qui apporte des éléments sur le sens possible du «péché originel», dans le sens de la pré conscience -" intuite" - qui par inflation se comparerait à Dieu ... puisqu’elle se donne l’impression "de créer " sous formes de pensées, voeux, décisions, imaginaires ...


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Tout cela semble émaner d'un ordre: 35 Nous nous trouvons devant la nécessité de mordre dans cette pomme - bonne ou mauvaise -.

Mais : Nous devons réaliser que «c'est la fin de l'Age d'Or - les simulations de l'innocence et de l'ignorance »-- dans lequel plus d'une femme resterait volontiers. 36 »

La femme de cette phase nouvelle peut, se trouver devant des tentatives échouées, commettre des exagérations, imiter des caricatures grotesques.

Nous comprenons qu'il y a pour elle nécessité d'une « activité intellectuelle » afin de prendre conscience de son Animus non différencié et ainsi de ne plus être possédée par l'autonomie de celui ci; car il engendre des dérèglements destructeurs sur la personne elle même et sur ceux qui l'entourent. 37 La libido intellectuelle se doit d'être utilisée consciemment afin que le refoulement et les déplacements inconscients n'entraînent pas de conflit.

SOUVENT L'ANIMUS NON DIFFERENCIE EST DIRIGE VERS L'AU-DELA, VERS DIEU LE PERE - ASPECT METAPHYSIQUE ET SUPRA TERRESTRE DE L'ANIMUS.

Il se base sur des peurs, croyances ou certitudes normatives.

35) Voir l’utilisation des soi-disant pouvoirs enfantins, utilisation maladroite et sélective de notre fonction intuition par Electre non intégrée en nous - E.N.I. - CF; Démasque le pouvoir des masques Evelyne Tapie, René Bommelaere

36) Sur le plan plus ou moins conscient, ce qui explique le besoin inconscient d’expressions qui se manifestent maladroitement par compensations; est-ce à dire que la femme se trouverait à décider de ne plus rester dans les jeux d'ENI précités.

37) La nécessité d’utiliser sa fonction Pensée en pleine autonomie, de lois et d’imaginaires, et non pas un intellect d’imitation et de croyances


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Pour la femme une économie de libido peut s'inscrire dans les faits, par la détermination des naissances des enfants et les progrès techniques, qui retirent à la femme les nombreuses occasions d'exercer ses dons d'invention et de création. 38

Là où autrefois, en attisant le feu, elle pouvait accomplir l'acte Prométhéen, une simple allumette suffit sur un bec de gaz, quand ce n'est pas seulement l'action sur un interrupteur électrique.!!! 39

Il s'agit donc de détourner le processus de cette libido " économisée " vers d'autres chemins. Mais bien des difficultés se dressent devant cette opportunité.

Elle peut être ressentie comme une faute ou un forfait. C'est une tentative audacieuse et dangereuse comme nous le percevons dans le mythe de la chute d'Adam du Paradis terrestre, comme dans celui du rapt du feu par Prométhée. 40)

38)Les progrès techniques semblent pour beaucoup de femmes, les inciter à « économiser » leur libido inventive. Elles utilisent davantage les progrès en tant qu’effets magiques, qu’occasions de questionnements et de créativité.

39)Dont elle ne maîtrise pas toujours adroitement les effets. Mais est il facile de domestiquer le FEU ? Ou en corrélation nous pouvons percevoir la fonction sentiment et le relationnel, les réactions face au Père ou à la mère. Aussi nous trouvons ici beaucoup plus de réactions que d’actions menées pour soi-même, pour l'homme comme pour la femme.

40) quand la femme décide de sortir de ses jeux d'eni, lorsqu'elle commence à les montrer, les mettre en exergue, elle devient "un danger" latent pour ses consoeurs et celles-ci, lui expriment : leurs peurs, leurs angoisses "de perdre" les acquis de puissance supposée, mais vécue comme réelle.

Les châtiments sont alors précisées par une agressivité montante, par le dénigrement, par l'exclusion et le bannissement des groupes féminins, par la supposée dépossession de tout le patrimoine "magique" relationnel des comportements féminins y compris la transmission :"Des dits pouvoirs". Cela implique les lois "maffiosi", les principes maffieux, La "muerte", la loi du silence, précisent ici leur appartenance


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D'autres créations imaginaires peuvent éventuellement se considérer comme réelles, puisqu'elles se manifestent concrètement, sous l'effet pigmalion et celui des influences et suggestions auto-déterminantes. L’imaginaire peut créer une réalité vécue. L'activité de l'Animus, plus difficile à déceler, est du même ordre. Il sait parfaitement créer une image et la rendre vraisemblable.

Cette image nous montre la personne comme on voudrait qu’elle soit : l'amant idéal, l'enfant attendrissant car sans défense, le serviteur dévoué, l'original hors du commun, celui qui était destiné à mieux… c'est à dire : à quoi, à qui ? ... pourquoi?

L'animus nous montre par cette activité le grand pouvoir qu'il a sur nous, jusqu'à ce que, libres ou contraintes, nous décidions de faire le sacrifice de nos illusions et nous voir et nous accepter telles que nous sommes réellement.

La rumination des choses du passé, ce que nous aurions pu faire autrement et comment; l'échafaudage du rapport de causes à effets qui paraissent inéluctables, l'implication de toute cette mentalisation pour construire des scénarios de vie, échafauder des plans, tout cela, employé avec lucidité et discernement deviendrait productif, positif, structurant.

Mais sans cette différenciation, consciente du réel et de l'imaginaire fourvoyé et improductif nous ne pouvons aboutir qu'à nous torturer nous mêmes.

Propulsée par l'Animus, l'imagination s'impose comme une réalité. Ce que dit l'Animus est tenu pour tel: " cela nous conduit à la magie du mot ".

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Connaître une multitude de mots est réputé parfois comme "être très intelligent", alors que la non-expérimentation sur le plan pratique nous parle d’ignorance.

Il se propose pour " s'entendre ", les différentes formes d’expressions de langage:

Réelles, imaginaires, symboliques qui passent dans la perception de ce qui est possible ou impossible; nous expérimentons alors que tout est possible en passant par "le réel", le «verbe créateur» est bien souvent limité par ce que nous nous permettons seulement de comprendre.

Êtres intelligents - normes d'intelligences - quotient intellectuel - cultivé et être intelligent - antagonistes : nature /culture - manuel /intellectuel.

Que de raisons, quelles multiples façons de parler de l'intelligence. D'où nous vient cette nécessité :

- de se croire être ou ne pas être intelligent ?

- de définir qui est ou n'est pas intelligent ?

Parlons, si vous le voulez bien de compréhensions ; parlons pour chaque être de ses possibilités, de ses aptitudes à la compréhension.

Nous savons que la compréhension, pour chacun de nous, est fonction de sa façon d'utiliser ses champs de perceptions ; c'est-à-dire d'une façon simple, - car communiquer, être en relation avec la nature et de fait très simple; il s'agit pour nous d'utiliser, plus ou moins maladroitement ses fonctions : sensation, intuition, sentiment - relationnel, pensée; le résultat, pour nous, s'inscrit en fonction d'être ou ne pas être dans un processus de perceptions globales en conscience.

Tout critère de valeurs est un ensemble fermé qui propose de comparer, de mesurer, de se juger en rapport des uns et des autres. ( C’est une façon peut-être de se fermer à la compréhension ?)

Dire à un moment donné, vouloir définir à un moment donné que tel ou telle autre est intelligent c'est vouloir "démontrer" aux

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autres que "notre" intelligence est à même de le faire (cela vous entendez suppose que nous serions intelligents).

Quelle prétention nous pousse à ce manque de compréhensions ?

Quelle est cette volonté de vouloir imposer nos critères de perceptions aux autres ?

Vous reconnaissez là, les mécanismes de surcompensations qui nous animent!

Tous ces systèmes de sur compensations de nos sentiments (d'infériorité, d'impuissance, d'incomplétude, d’impureté, de jalousie, d’injustice, d’insécurité, d’exclusion, d’exclusivité, d’introjection, d’abandon ...) limitent notre compréhension, cadrent nos perceptions ; or communiquer et comprendre ce qui nous est proposé par cette relation avec " l'intelligence - naturelle " est d'être à même, d'observer et de s'ouvrir continuellement - afin de repousser nos limites - et de nous expurger de nos cadres.

Communiquer avec l'intelligence ; c'est-à-dire prendre conscience de tout ce que nous apporte l'observation naturelle ; se mettre en état de compréhensions, ne nous donne pas le "droit " ; de nous dire être "intelligents ".

Avec juste un peu d'humilité, vous avez compris que vous pouviez communiquer plus aisément avec tout ce qui vous entoure. ( être en intelligence avec)

Pour chacun de nous , certains de nos champs de perceptions, - à un moment donné - sont plus efficaces et nous apportent des réponses /questions ou des questions /réponses sur un domaine particulier.

C'est tout, rien de plus, bien qu'important, probablement, pour celui qui le vit ...

Cette ou ces formes de, communications- relations - compréhensions, avec ce qui nous entoure ne peut se donner à l'autre. Sur quel critère pourrions - nous décider que cette forme de compréhension a une " valeur" et doit être une valeur pour les autres ?

Oeuvrez donc à communiquer, à observer, à comprendre ...

Peut-être alors qu'à votre contact d'autres pourrons s'aider à s'utiliser, à s’auto révéler, à s'ouvrir, à découvrir tout ce qui est à porté de leurs perceptions ... !


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L’INTUITION

* Lorsque je me permets d’observer mes réactions, actions, sensations, sentiments, pensées, en continu, très rapidement mon intuition s’affine, se débarrasse des miasmes anxieux et négatifs, JE SUIS ALORS A MEME D’ETRE INSPIRE ET DE SAVOIR DE FACON SPONTANEE CE QUE JE DOIS FAIRE.

* Ici, la personne se prend elle-même en charge, elle se révèle à elle-même, elle ne « fonctionne » plus de façon enfantine en usant de la croyance en l’autre, ou en une image extérieure.

* L’intuition est nourrie par son expérience de vie, par son écoute intérieure, elle a appris à répondre aux conseils intérieurs, à mettre en pratique au présent, ce qui se propose...

Les écueils :

* Nous appauvrissons notre intuition dès que nous n’acceptons pas d’entendre nos ressentis premiers.

Nous sommes à même de la bafouer, d’occulter notre écoute avec plus ou moins d’intensité, pour lui préférer les apparences, les bénéfices secondaires.

Exemple de bénéfices secondaires :

- J’entends en moi, dans ce que j’ai déjà pu expérimenter, qu’une carrière dans l’artisanat me permettrait de m’épanouir pleinement, de goûter une sérénité intérieure et de travailler avec créativité et facilité.

Mais, dans ma famille l’intellect, l’argent, le confort, sont prônés, valorisés. Si je choisis de répondre à l’attente parentale ou même culturelle, je vais en retirer des bénéfices secondaires, à savoir, que mes parents proches ou éloignés, vont m’attribuer une valeur, un crédit, une écoute privilégiée...

Dans le cas où je n’accepterais pas de suivre mon sens de vie, je vais donc me lancer dans des études pour lesquelles je n’aurais que peu d’attirance, au prix de difficultés, je vais finalement parvenir à


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Au niveau du REEL.

Le père, la mère, réels ... celui ou celle qui est là en face de nous, admettons pour l’instant qu’il n’est pas aussi aisé de l’appréhender puisqu’il faudrait pour cela que je sois apte à bien me reconnaître moi-même. C’est évidemment possible en débarrassant cette «image» de l’imaginaire dans laquelle elle s’implique et de l’investissement symbolique que j’ai projeté.

Le REEL :

* Le père et la mère ou leurs substituts ont existé.- ils existent - J’ai eu des relations, j’ai vécu des ressentis, des expressions de vie avec eux que je me garde de qualifier sinon je bascule déjà dans l’imaginaire...

Mon père et ma mère étaient présents de telle période à telle période etc.

Dans le REEL (réalité objective) je parle de ce qui s’est vécu sans le qualifier, sans jugement de valeur: Positif et négatif ne sont alors que des notions d’éveil.

L’IMAGINAIRE :

* Ici je parle par rapport à mes souvenirs, donc généralement sélectifs, tronqués ou non pour certains, je parle de mes impressions, de mes projections...

Inconsciemment je ne peux voir les autres qu’à travers le filtre de mes manques, besoins, désirs, plaisirs, déplaisirs, jouissances...

Le SYMBOLIQUE:

Par analogies je peux découvrir que l’image de mes parents s’est intégrée en moi, que je l’ai faite mienne, que le père et la mère peuvent aussi être marqués par l’expression,

Des images archétypiques telles que:

LA VIERGE/DIEU, LA PRISE EN CHARGE/L’ACTION, LA NUIT/LE JOUR, LE ROI/LA REINE...


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Face à nous-mêmes

Dans la vie nous sommes toujours face à nous-mêmes!

Cela posé peut paraître une Lapalissade! Je me dis en effet que c’est souvent posé comme : «une palissade», comme un obstacle que d’ailleurs nous ne voyons ou nous n’entendons pas.

Chacun se heurte, plus ou moins, à ce qu’il a à comprendre.

J’ai un ami qui se trouvait ainsi face à une compréhension de taille pour lui-même.

Sa recherche de compréhension pouvait se proposer comme une réalité; d’ailleurs sa profession d’analyste, d’écoutant, d’analysant, nous le présente, en fonction des résultats qu’il suscite, comme un être qui se prend progressivement en charge.

Il se trouvait au cours de sa démarche à se heurter lui-même à son analyste; comme souvent dans ce cas une avancée particulièrement positive s’était présentée à lui.

Mais le voilà, un jour, dans ses jeux d’analité, de séduction, de pouvoir, en butte avec son alter ego.

En fait il se trouvait, ici, devant l’altération malheureuse de son ego! Eh oui ! Me direz vous! Les innombrables petits mois en nous sont à mêmes d’altérer notre perception des événements et des personnes; ils proposent la dysharmonie, l’équilibre d’oppositions marquées, mais tout cela, bien entendu, au moment où il aurait dû l’entendre: "Il était, tel Oedipe, aveugle et sourd à lui même."

A ce moment il remettait en question ce que lui renvoyait son analyste.

En fait, comme très souvent dans ces cas là, il était à même de parler et d’approcher du noeud d’entendement; l’analyste avait même pu entendre clairement, que la lucidité et le discernement se manifestaient dans ses propos; mais au niveau de l’acceptation, l’opposition inhérente à l’obstacle s’érigea.

Remise en question des paiements, du contenu, du temps, aux niveaux des jeux de séduction «il n’en avait pas ou plus disait -il à l’époque!» Les jeux de pouvoir? ... Non! lui çà allait, par contre, il en


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LES RELATIONS

Complicité d’être

Nous savons que la complicité peut s’échanger sur les domaines de la matérialité, de la complicité, de l’intimité, de la réciprocité comme sur ceux des besoins, désirs, plaisirs et jouissances. 85

Nous allons privilégier notre attention sur «l’échange complice de complicité», sur l’échange des désirs, des buts, des sens de vie communs.

Cette relation, à ce niveau, d’être à être est supposée la plus subtile puisqu’elle est posée sur le pressentiment de ce que nous percevons.

Au niveau de l’être elle est essentielle; l’attente à ce niveau semble se manifester comme celle de l’enfant, émerveillé, ébloui, énamouré par ce qu’il vient de pressentir, qui désire échanger ce qu’il ressent, pressent avec son ou ses éducateurs privilégiés et là il se heurte - pour diverses raisons - à la non- réception, au non accueil qui va de la fin de non recevoir à l’explosion du courroux de l’autre.

La complicité d’être trouve souvent ses racines d’échanges dans ces processus d’incompréhension; à nous, bien entendu, d’en prendre conscience et de modifier notre relation à la complicité.

Cela ne semble pas évident!

Parfois la complicité s’échange spontanément, c’est ce qui se vit au début de certaines relations, se prolonge un peu parfois.

Elle se vit, avec plus ou moins d’intensité, dans le processus d’analyse ou simplement de découverte de Soi avec l’Autre que nous avons choisi.

Mais à un moment, souvent quand l’émotionnel et le relationnel affectif devient de plus en plus présent par projections ou par vécu, il

85) CF. besoins, désirs, plaisirs, jouissances du langage conscient ou de celui de l’inconscient profond, voir au nom de l’amour des mêmes auteurs


134

LES SENTIMENTS : 93

Le non-dit des sentiments « c’est croire que l’autre peut m’aimer : - Moi - ! pour ce que je suis …C’est cette illusion qui se vend, qui se négocie … C’est cette « chimère » que je mets en exergue dans ma relation à l’autre ; cette illusion que j’essaie de vendre à l’autre qui s’essaye à me la vendre. »

Posons notre attention sur les différents sentiments qui nous animent avec trop souvent une grande inconscience.

Je ne sais pas, éventuellement, les sentiments que vous vivez dans vos relations dites d'amour et de haine suivant les mythologies et différents imaginaires qui peuvent vous animer ; mais j'ai la quasi-certitude d'entendre les compensations et sur- compensations des sentiments que nous allons énumérer :

Le sentiment d'infériorité, d'impuissance, d'incomplétude, d'impureté, de culpabilités, d'abandon, d'exclusion, d'exclusivité, de possession, être possédé (e), d'introjection, de symbiose, d'insécurité, de matérialité, de rejet, de jalousie ... Nous ajoutons à ceux-ci "l'agressivité" notre sémantique nous propose d'entendre ici la forme inconsciente de combativité ; en fait l'agressivité est pour nous une réaction qui va vers l'autre ou contre nous .

Aussi quand on parle de sentiments d'amour ou de haine il s'agit d’entendre, au préalable, toute la chaîne des sentiments précités ! C'est-à-dire toutes les compensations et sur- compensations qui nous animent.

93) Derrière le mot sentiment se cache très souvent une sentimentalité maladive ne reconnaissant pas la réalité des plaisirs ou déplaisirs à vivre (en corrélation, cela nous parle de ce qui se vit au niveau de la troisième phase d’évolution : La génitalité, l’intimité, l’Autre ...) dans l’attente d’un vécu positif de plaisir porté par le romantisme nous ne sommes guère capables d’aimer ... CF. Au nom de l’Amour, Auteurs : Evelyne Tapie, René Bommelaere.

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La passion

Cette forme d’émotions est parfois attendu et vécu comme le «summum» du domaine sentimental.

Or sur le plan relationnel entre les individus nous pouvons remarquer qu’après la poussée d’adrénaline - en corrélation aux émotions qui s’extériorisent - avec un ou une partenaire ; ou qui ne s’est même pas extériorisée car restée à l’état de film dans la tête de ceux qui les imaginent.

Les personnes vivent en fait, une attente, une espérance dans laquelle très souvent elles se consument littéralement en souffrances.

La passion ici comme un feu qui s’allume spontanément et nous submerge... apporte une "réalité" minime de plaisirs non masochistes, mais surtout un lot de souffrances (d’auto sadisme avec soi).

Les souffrances « passionnelles » se retrouvent véhiculées dans les mythologies des religions, et par les traumas qu’elles impliquent, elles ne sont peut être pas à mettre en exergue. !?...

Certes nous pouvons aussi poser notre attention sur la passion qui nous anime dans la construction, dans la création, dans la modification de la matière... (qu’elle que soit cette matière...) ; là, ici, plus concrètement, ce qui nous anime passionnément nourrit, instant après instant, celui ou celle qui va se permette de la vivre.

Les grandes passions sont parait- il très rares ! ...

Mais nous pouvons vivre nos relations en les construisant avec persévérance, avec la ténacité d’un maître d’oeuvre, pas à pas, difficulté après difficulté, avec des observations répétées, des compréhensions stimulantes, des actions d’expérimentations qui se succèdent ; nous nous permettons ainsi de vivre une passion qui peut toujours se renouveler, s’enrichir, se conforter car posée sur le concret : - «la réalité» - de la relation.

Suite à ces réflexions, les sentiments peuvent donc se vivre :

- Sans passion,

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d’exclusivité, d’introjection, de frustration, de séduction, de possession, d'insécurité...

Ces sentiments ont à se vivre, en conscience, ils permettent alors de me construire, de me positionner dans la vie.

En inconscience, sans avoir rien à faire car cela se fait tout seul, ils deviennent, entre autres, les ferments de la bêtise humaine... en moi, qui se manifestent à mon insu.

La convoitise... l’envie

Comment pouvons nous la percevoir dans les comportements féminins !

Nous avons là aussi un sentiment qui est poussé par le regard des autres en nous.

Il prédispose aux erreurs et au cadrage des relations dans des formulations traumatiques.

La convoitise est proposée par nos instances surmoïques ; elle nous propose de prendre, de conquérir ce qui appartiendrait à l’autre. Nous pouvons entendre ces expressions de peurs :

- les réactions de celui ou celle dont l’objet est «convoité» passent par des sentiments de jalousie, de possession, d’exclusivité, et tous les autres que nous commençons à reconnaître dans leurs compensations et surcompensations.

Si l’objet est très convoité par les autres, il «vaut» d’autant plus ! Je suis en pleine illusion et J’ai l’impression :

« Que l’herbe est plus verte dans le jardin du voisin ! » ou « Que je ne fais pas partie de la fête ! »

- je pense alors avoir des sentiments pour l’objet, or ce sont les sentiments de compensations qui me tiennent.

- Si d’ailleurs, par suite, l’objet est moins convoité les sentiments de compensations s’amenuisent et nous pouvons désinvestir l’objet.

168

LE COMPLEXE d’ OEdipe

Evitons si vous le voulez bien de rester coincés sur le : « le garçon tue le Père pour avoir la Mère et la fille cherche à --dérober –s’accaparer-- tous les objets de sa mère » car présenter ainsi nous masquons et limitons le SENS des scénarios.

Le Complexe d’Oedipe, sur le fond ne nous parle en fait que très peu d’Oedipe, et nous focalisant sur celui-ci nous oublions d’apercevoir la multitude de personnages, leurs scénarios et leurs jeux d’acteurs ; or c’est de Cela qu’il s’agit : la vision élargie à l’ensemble du groupe et la perception de ce qui se vit dans ce grouillement d’humanité : Le sens de dynamique qui l’anime : «Dans l’attrait du PHALLUS»

En ce sens nous pouvons alors entendre que les thèmes de religions, - images s’essayant à nous parler des archétypes -, nous apportent les même scénarios communs à toute l’humanité.

Ainsi que ce soit la tragédie Oedipienne, la vie de Jésus Christ ou d’Attis, de l’histoire d’Isis et d’Osiris, de l’épopée du Père de la Horde freudienne et des tribulations de ses nombreuses femmes, mères, filles et fils et les innombrables interprétations de nos prédécesseurs tous... s’inscrivent comme les mésaventures d’Adam et Eve dans le même sens de recherche, de compréhension, de savoir, de pouvoir :

Accéder à, et utiliser l’arbre de connaissance pour avoir l’arbre de vie et ainsi se penser ou se croire être l’égal de l’INTUITION première ; quelle qu’en puisse être par la suite l’appellation d’expression divine !

Nous retrouvons ainsi les mêmes velléités d’expressions rationnelles erronées dans tous ces essais d’hypothèses et d’interprétations du même fond archétypal commun à toute l’humanité.

Néanmoins toutes ces formulations peuvent s’entendre et s’apprécier dès que nous les appréhendons en globalité dans le mariage des langages : symbolique, imaginaire et réel ; la réminiscence des archétypes est constante aussi chaque individu peut être à même de VIVRE en conscience ce qui l’anime profondément.

187

la sensibilité (la sensiblerie)

La sensibilité sur le plan de la composition psychique de l'être représenterai 97% et la sensiblerie 3% "si le domaine irrationnel pouvait se définir en pourcentage"!

Néanmoins - en minorité agissante - qui nous anime elle peut utiliser une quantité très importante de nos énergies. Elle peut également focaliser toute notre attention sur "ses complications" et, de fait, annihiler l'expression de notre sensibilité d'être.

La sensibilité :

C'est la force de notre puissance de vie.

C'est ce qui fait vibrer l'être dans la vie.

C'est la force d'émotion qui fait éclore les motivations et les actions en résonances avec la vie.

C'est le vecteur de communication avec Tout ce qui nous entoure. Elle nous rappelle à l'intuition profonde et à la compréhension.

C'est la source des sentiments de vie et du plaisir qui s'y exprime ...

Tout cela est à découvrir car masqué sous les vocables d'amour, des sentiments, de la sensiblerie, de la mièvrerie.

C’est la force d’organisation et d’explications simples et précises de l’infiniment complexe.

Le thème mythologique du Roi et de la Reine

Le couple quel qu’il soit s’engage dans ce thème ; celui de deux personnages qui «unissent» leur relation selon des buts plus ou moins précisés sur le plan conscient.

Mais au niveau inconscient, que peut- il se passer ?

Si nous posons notre attention sur ce qui est proposé dans la tragédie Oedipienne, nous pouvons entendre que Jocaste tout comme Laïos ont des sentiments d’infériorité, d’impuissance...

Comment ces sentiments animent- ils ces personnages ?

194

Parmi nos souvenir d’enfance, pouvons nous entendre comment dans notre imagination: « De fils ou fille de dieu, ou de roi ou de reine » comment nous lui demandions, avec ferveur de nous aider, d’agir pour nous, selon notre désir, et quel émerveillement de constater ensuite que les événements vécus étaient en rapport avec notre demande. Nous pouvions nous ressentir comme l’élu e privilégié e , le médiateur, la médiatrice reconnue et selon notre perception, notre film, apprécier fortement l’écoute préférentielle qui nous était accordée. De même dans la soi-disant non-réponse des événements à notre demande nous pouvions nous considérer comme abandonnés. (es)

Comme il semble, alors, facile de faire de l’intuition: le vecteur, le phallus, l’arme, le bouclier, l’ensemenceur de Dieu.

Nantis de ces privilèges déifiés et royaux nous entrons de plein pied, avec l’imaginaire enfantin, dans la mythologie du héros: porteur d’action pour l’autre ou et de la vierge - immaculée - choisie pour porter l’enfant divin ...

Nous pouvons pressentir à travers cette mythologie, mais aussi sur le plan concret combien l’intuition est porteuse de sens pour nous.

Ce sens se limite, parfois, pour nous à un scénario sur lequel nous portons toute notre attention et qui implique ce que l’acteur que nous sommes va vivre ou faire.

Nous sommes procréateurs de ce que nous vivons; notre verbe met en place nos actions et nos réactions.

Nous sommes à même d’utiliser ce verbe avec la volonté de blesser l’autre, pour le tuer selon nos croyances et nos perceptions; sommes-nous aussi persuadés, convaincus, que nous faisons de même sur nous-mêmes?

Une des premières action que nous pouvons décider pour nous c’est bien de prendre en charge notre verbe; nous p

Veuillez insérer votre texte ici.

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verbe porteur de sens, dans l’ implication de nos scénarios avec positivité.

J’évite alors de plus en plus de me plaindre, de porter mon attention avec focalisation sur les complications exposées par mon Surmoi. Je porte mon attention sur la positivité de tous les symptômes qui se présentent à moi.

Je m’éveille à ce que je suis, à ce que j’ai, là, je me le dis, je l’exprime avec ferveur, force d’émotions, je l’affirme avec mon verbe et j’entends alors combien tout s’éveille positivement autour de moi.

Pouvons-nous porter notre attention sur l’impact douloureux que nous impliquons parfois dans notre vie avec nos paroles, notre souffle, notre verbe ? Les : " je ne suis pas, j’ai mal, je souffre, je ne suis pas belle, je n’ai pas cette faculté, cette aptitude" ne sont plus pour nous!; ce langage d’enfant en recherche de prise en charge, d’adolescents en mal de reconnaissances, de héros affamé d’admiration, de vierge désirant être le seul réceptacle au souffle divin, le meilleur, la meilleure postulante aux prétentions divines est d’un autre âge.

Passons si vous le voulez bien au langage de l’homme (à la fois fils et fille de l’homme, fils et fille de dieu), ni ange, ni démon, ou mi-ange, mi-démon; nous sommes à même d’utiliser notre intuition de fond, de vie, de sens, à des fins d’éveil en communication directe avec l’Intuition première de vie, de sens.

«N’attendez pas que l’Autre bouge pour vous! Il le fait très rarement pour lui-même»


274

Relation aux images PERE/MERE en nous........................88

Le REEL :............................................................................89

L’IMAGINAIRE :................................................................89

Le SYMBOLIQUE:..............................................................89

L’IMAGE du PERE.............................................................90

TOUT ETRE PEUT S’ALIENER A SES IMAGES..............92

CONSCIENCE......................................................................94

L’angoisse de naître............................................................98

Face à nous-mêmes.............................................................99

Compréhension:................................................................101

COMPORTEMENTS ET AFFIRMATION DE SOI: Les scénarios et les acteurs....104

LA COMMUNICATION...................................................106

l’analyse, l’Analyse didactique........................................107

Observer:..........................................................................108

La compréhension.............................................................109

Le Conflit...........................................................................110

l’Organisation...................................................................110

LES RELATIONS..............................................................111

MATERIALITE ET OBJETS TRANSITIONNELS.............113

ENERGIE et CHANGEMENT..........................................115

Aider l’Autre.....................................................................

275

Nos projections dans les relations....................................116

Les relations et l’échange de sentiments...........................117

Mais qui décide - en nous – dans la relation ?................120

L’ACTION pour Soi ou la REACTION (pour les Autres en soi)................................120

ACTION - REACTION - INHIBITION D’ACTION..........121

MOTIVATIONS et SENS DE VIE, DYNAMISME et ACTION.......122

Corrélation SYMBOLIQUE : MOTIVATIONS et ACTIONS.........................................124

La conquête.......................................................................126

Sexualité - génitalité..........................................................128

La féminité et la génitalité................................................129

Les comportements masculins...........................................130

La méconnaissance - la volonté d'ignorance....................131

Les humeurs :....................................................................132

La confiance :....................................................................133

LES SENTIMENTS : 93......................................................134

L’INTROJECTION et la POSSESSION...........................136

SENTIMENTS DE POSSESSION :..................................140

La passion.........................................................................143

Les sentiments sont composés de l’ensemble des potentialités de l’être............144

Investir..............................................................................146

276

La convoitise... l’envie......................................................147

Le sentiment de possession...............................................148

Le sentiment de rejet.........................................................149

La forme et le fond............................................................150

Les Sentiments et le Relationnel........................................152

LA CULPABILITE............................................................153

La jalousie.........................................................................155

Plaisir, effort, motivations................................................156

PLAISIRS ou SOUFFRANCES.........................................159

Souffrances et Psychosomatique.......................................160

Les peurs...........................................................................161

Réactions - Défi.................................................................162

L'illogisme du défi ne reconnais pas ses limites :.............165

LE COMPLEXE d’ OEdipe................................................168

Oedipe...............................................................................169

Posons notre attention sur : "l’oedipe serait universel"....170

Les comportements Oedipiens et le « plaisir ».................172

Convoitise - être convoité e...............................................172

Type de convoitise et d’être convoité, DIT MASCULIN :......175

Type de convoitise et d’être convoité, DIT FEMININ :.........175

Le comportement féminin - être convoitée - convoitise et séduction......................177

Le comportement masculin : Soumission et séduction......178

277

LES SCENARIOS...............................................................178

La mythologie du héros.....................................................180

L’identification..................................................................181

Les Jeux de pouvoir...........................................................181

« Qu’hymen » le jeu... ?....................................................183

Le jeu des «règles» !.........................................................184

La sensibilité.....................................................................185

la sensibilité (la sensiblerie)............................................187

Le thème mythologique du Roi et de la Reine...................187

Les Influences et les scénarios..........................................188

Les scénarios inconscients existent:.................................189

Pouvoirs enfantins et fonctions de perception..................190

Modification des scénarios...............................................192

Le Verbe créateur..............................................................193

ELECTRE 105....................................................................196

Electre non intégrée (eni) 106...........................................196

Les jeux.............................................................................197

Les buts.............................................................................198

La PATHOLOGIE.............................................................200

Proposons-nous : UNE HYPOTHESE............................202

ENI :..................................................................................204

Qu’elles sont les recettes pour l’aider à lâcher prise?.....204

278

Ce qu’elle semble apprécier, ce sont:...............................205

Que va -elle perdre en fait?..............................................206

Comment expliquer à ENI (l’auto éducation de l’enfant en nous)..................207

ENI La vengeance et ses déplacements.............................209

«touches-y si tu l’oses!»...................................................209

Comment ENI peut se manipuler!.....................................212

Une autre subtilité d’ENI! Comment bouger ? ................213

ENI, comment modifier les scénarios?.............................213

Les gains les pertes...........................................................214

Suite à nos projections......................................................215

Elle fait l’inventaire de « ses armes » !............................217

L’accès aux sentiments......................................................220

LE DOUBLE LANGAGE DES CONTRAINTES...........221

Antagonistes et ambivalences...........................................221

Influences et suggestions...................................................221

Les premières autosuggestions inconscientes...................223

LA FOCALISATION ou dé-focalisation..................................224

Contraintes........................................................................226

La réalité des contraintes de vie:.....................................229

Les besoins grégaires peuvent s'identifier ainsi:.............229

Quelles sont Les "contraintes" et leurs utilités.................231

Les niveaux de conscience................................................233

279

Les contraintes et les leurres du Surmoi:..........................234

l’événement et notre perception.......................................236

Les contraintes et les réactions.........................................237

La contrainte, les réactions, la décision, l’indécision......241

La vie à deux.....................................................................243

Pour aider ENI à comprendre..........................................246

Comment nous leurrer?...................................................246

Les Symptômes..................................................................247

Expressions de l'Anima et l'Animus non intégré dans le quotidien.....250

Suis-je en Anima (Anima/ni) ou en Animus non intégré (Animus/ni)?...........................................................................................250

Le rôle sado- maso dans le cadre familial........................251

L’Animus non intégré:......................................................252

Les comportements masculins...........................................257

Les comportements féminins.............................................258

Synthèse de la séduction:..................................................260

L'ANIMA non intégrée et ses attentes..............................262

Les tabous.........................................................................262

Les interdits, le sacré, l'inceste.........................................263

La tragédie Oedipienne a fait "écoles".............................264

Annexe : 1............................................................................267

280

Annexe : 2............................................................................269

Les pactes féminins:............................................................270

L'utilisation de la bibliographie. (la bible de la graphie des autres)

Bibliographie :.....................................................................281

Index :..................................................................................284